La fiscalité des contrats d’assurance-vie au Luxembourg est une chose très particulière.
En effet, nous avons en cette matière une notion très intéressante au Luxembourg : la neutralité fiscale.
En d’autres termes, afin d’attirer les capitaux européens, le Luxembourg à pris des mesures incitatives qui consistent à dire que la fiscalité de votre contrat d’assurance-vie est la fiscalité de votre lieu de résidence.
Cette particularité européenne rend donc le contrat d’assurance-vie luxembourgeois très intéressant, notamment si vous souhaitez diversifier votre capital ou si vous êtes expatriés et donc non-résident de votre pays d’origine.
Je suis résident français, quelle sera la fiscalité de mon contrat luxembourgeois ?
Vous êtes résident fiscal français et vous vous posez la question de la fiscalité applicable à un contrat d’assurance-vie luxembourgeois ?
Comme indiqué plus haut, le Luxembourg prône la neutralité fiscale.
Ainsi votre contrat dont les fonds sont investis au Luxembourg conservera la fiscalité de votre lieu de résidence.
Si vous êtes résident en France, la fiscalité de l’assurance-vie française s’appliquera donc sur votre contrat.
En France, en matière d’assurance-vie, le fait générateur de l’impôt est le moment du rachat, il n’y a donc pas de fiscalité si vous laissez les sommes sur votre contrat.

La fiscalité d’un rachat sur un contrat d’assurance-vie luxembourgeois ?
Au moment d’un rachat, la fiscalité des contrats d’assurance vie se calcule sur le montant de vos plus-values.
Le capital n’est donc pas imposé, seule la plus-value génère de la fiscalité au moment des rachats.
Au moment d’un rachat partiel ou total de votre contrat, il va donc falloir calculer les intérêts générés sur votre contrat.
En cas de rachat total, le calcul est le suivant : Montant du contrat au moment du rachat – montant des versements effectués
En cas de rachat partiel, c’est différent, en effet, il faut pouvoir déterminer quel est la fraction de plus-value sur le montant de votre rachat, pour cela, il faut faire un produit en croix : Montant du rachat partiel – (Total des primes versées x (Montant du rachat partiel / Valeur du contrat total )).
Après avoir déterminé votre plus-value, il va falloir déterminer à quelle fiscalité vous êtes redevable.
En effet, la fiscalité en matière d’assurance-vie dépend de la date de versement des primes.

Pour les plus-values afférentes à des primes versées avant le 27 septembre 2017
Au moment du rachat vous avez la possibilité de choisir entre les deux options suivantes :
le barème de l’impôt sur le revenu
le prélèvement forfaitaire libératoire (PFL)
Le barème de l’impôt sur le revenu sera celui de votre tranche marginale d’imposition (entre 0 et 45 %), plus vous êtes imposés, moins cette option sera intéressante.
Le prélèvement forfaitaire libératoire sera quant à lui de :
15 %, si votre contrat à entre 4 et 8 ans
7,5 % au-delà de 8 ans.
Par conséquent, sauf si vous êtes faiblement imposés (tranche à 0 ou 11%), le choix du prélèvement forfaitaire libératoire est souvent plus avantageux.
Au-delà de 8 ans de détention, vous bénéficiez également d’un abattement annuel de 4 600 € si vous êtes célibataire ou 9 200 € si vous êtes en couple.
Enfin, à cette fiscalité sur le revenu, il faut ajouter les prélèvements sociaux (CGS, CRDS, …) pour 17,2 %.
Il faut noter, que si vous faites le choix pour le barème de l’impôt sur le revenu, vous avez également la possibilité de déduire en année N+1, une partie de la CSG (6,8 %).
Dans l’hypothèse d’un contrat de plus de 8 ans, avec des plus-values inférieures au montant de l’abattement annuel (4 600 € ou 9 200 €), il est est intéressant de choisir le barème pour prétendre à la CSG déductible est donc d’être imposé sur 10,4 % des plus-values et non 17,2 %.
Pour les plus-values afférentes à des primes versées depuis le 27 septembre 2017
Depuis 2017, la flat tax à changer la taxation de vos plus-values.
En effet, en ce qui concerne les primes versées depuis le 27 septembre 2017, si votre contrat à moins de 8 ans, vous serez imposés au prélèvement forfaitaire unique (PFU) au taux de 12,8% et aux prélèvements sociaux au taux de 17,2% soit 30% au total. Sur option, vous avez la possibilité de choisir le barème progressif de l’impôt, choix qui sera imposé à l’ensemble de vos revenus et plus-value de valeurs mobilières sur l’année.
Pour les contrats de plus de 8 ans, nous retrouvons nos chiffres avec une imposition des plus-values au prélèvement forfaitaire libératoire de 7,5% avec un abattement annuel de 4 600 € ou 9 200 €, si vous célibataire ou en couple et des prélèvements sociaux au taux de 17,2 %
A noter, si vous faites le choix du barème progressif de l’impôt, si cette option est plus intéressante pour vous, vous pourrez bénéficier de la csg déductible en année n+1, soit 6,8%.
La grande différence depuis septembre 2017, concerne les primes supérieures à 150 000 €.
Dans ce cas, la fiscalité restera celle du prélèvement forfaitaire unique de 12,8% et les prélèvements sociaux de 17,2 %. L’abattement annuel de 4 600 € ou 9 200 € reste cependant accessible.
